C'est la rentrée !

C'est la rentrée !
Aux écolier(e)s, collégien(ne)s, lycéen(e)s, étudiant(e)s... Bonne année !

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 17:46

"Il faut que jeunesse se passe" !

"Il faut que jeunesse se passe" !
Il parait que c'est l'âge "ingrat", dit aussi "âge bête", où les charmantes petites créatures qu'étaient, hier encore, les adorables bambins qui faisaient la fierté et le bonheur de leurs géniteurs, deviennent des mutants aux velléités tyranniques. Silhouette désarticulée ou rondouillette, voix dissonante, humeur au mauvais fixe (du moins en famille), les "ados" en font voir de toutes les couleurs à leurs parents... et au reste de la famille.
Je pense qu'en mon temps, je suis également passée par là. Je me souviens de la perplexité qui gagnait régulièrement ma maman devant certaines de mes idées... Et je n'ai compris que quelques années plus tard le message subliminal qu'elle avait tenté de me transmettre en m'offrant deux livres, le premier racontant les aventures de la fille de l'auteure avec son premier amoureux, le second narrant les déboires de l'aspirant jeune adulte.

Presque 30 ans après "La boum", le cinéma nous a récemment proposés "LOL", même concept bon enfant (!) qui permet de retrouver toute la tendresse réciproque qui vit encore et toujours dans les coeurs des jeunes et des moins jeunes... bien planquée, quand même, sous d'épaisses couches d'exaspération, elle aussi réciproque.
Je viens d'achever la lecture d'un essai au titre plus que parlant : "Les ados sont insupportables : lourds, menteurs, violents, stupides, pénibles, primaires, incultes, inconscients, fainéants, ruineux... Mais ce sont nos enfants !". Son auteur (père, éducateur, chercheur) décrypte avec une lucidité assez réjouissante les us et coutumes de cette étrange tribu.
Parmi les thèses scientifiques développées, on peut y trouver quelques "révélations" qui devraient apaiser bon nombre de parents inquiets et/ou anxieux.
Les adolescents sont des extraterrestres. Pour preuve :
- leur langage commun quasi incompréhensible pour qui n'appartient pas à la tribu
- les appareils qu'ils ont en permanence vissés aux oreilles (iPod, casque, portable)
- leurs style vestimentaire qui définit sans erreur possible la caste d'appartenance
- leur alimentation faite essentiellement de graisses saturées et autres huiles hydrogénées, arrosée de boissons pleine de sucre
- leur mode de vie horizontal. Je ne résiste pas au plaisir de citer cette perle du chercheur : "Avec l'horizontalité se met en place un rythme de gastéropode neurasthénique qui fait passer le mime Marceau pour un hyperactif."
Si l'adolescence est une invention récente, c'est surtout un concept marketing génial qui a réussi à faire croire à quelques millions de personnes âgées de 13 à 18 ans que leur essence même d'individu était niée si on leur refusait cinq paires de baskets à 150 ¤, autant de jeans au même prix, un ordinateur, une chaîne et une console de jeux personnels.
Un(e) adolescent(e) est un être au cerveau en mutation, puisque ce dernier ne sera mature qu'à environ 25 ans. Sans parler de son corps... L'ado est non seulement fatigué(e) en permanence, mais il (elle) est une sorte de volcan d'émotions (blues, euphorie, colère) sur lesquelles il n'a, physiologiquement, pas encore de contrôle.

En conclusion, au lieu de culpabiliser les parents en leur faisant croire qu'ils ont échoué dans leur éducation, ou de diaboliser les jeunes en décrétant que le moindre faux pas mène à la délinquance ou à la folie, l'auteur propose un remède miracle : prendre son mal en patience et attendre que ça passe !
Voilà qui ne devrait pas réjouir les psys !

# Posté le vendredi 24 avril 2009 18:34

Modifié le lundi 04 mai 2009 16:57

Amie - Ami

L'amitié femme-homme est-elle possible ?

Abordez donc le sujet lors d'un déjeuner un peu calme... Immédiatement le débat est lancé et assurément, l'ambiance s'installe rapidement !
A ma droite, le cynisme des pros de la séduction, à ma gauche le bavardage des "féministes" sur l'absence d'ambiguïté et moi, au milieu de quelques jolis témoignages, je me régale !

"Les hommes et les femmes ne peuvent pas être amis. Un homme qui trouve une femme séduisante voudra toujours coucher avec elle" peut-on entendre dans "Quand Harry rencontre Sally". Une majorité d'hommes approuve...
"Je n'ai pas d'ami(e) comme toi, oh non, pas d'autre ami(e) comme toi. Je comprends mieux le monde en t'observant, je crois que j'y vois plus clair. Je n'ai pas trouvé la clef du mystère mais je m'en suis approché(e)" répond Stephane Eicher.

Perso et probablement parce que je la connais, je ne doute pas une seule seconde de l'existence de cette amitié "particulière", entre femmes et hommes. Si elle présente d'indéniables avantages, attention toutefois aux pièges !

Vous êtes une femme, il est un homme. Et il n'est pas un véritable ami s'il...
- vous demande mille services (attendre une livraison, recoudre un bouton de sa chemise, changer son billet de train, aller chercher un recommandé) sans jamais vous en rendre un seul.
- ridiculise tous les hommes qui vous approchent.
- ne trouve le temps de vous voir que lorsqu'il est célibataire et perd votre numéro de téléphone dès qu'il a (temporairement) trouvé sa moitié.
- vous aguiche physiquement lorsque vous êtes en pleine traversée du désert.
- doit vous présenter un homme génial depuis deux ans, mais le mystérieux inconnu a déjà eu six angines, deux urgences de boulot et quatre voyages impromptus. Et c'est quand il a perdu sa grand-mère pour la troisième fois que vous avez commencé à douter de son existence...

Vous êtes un homme, elle est une femme. Et elle n'est pas une véritable amie si elle...
- vous prend pour son chauffeur, sa babysitter et son homme à tout faire.
- ne vous a jamais invité au restaurant depuis que vous vous connaissez.
- se sert de vous pour rendre jaloux son amoureux.
- s'empresse de marquer sa "propriété" lorsque vous lui présentez votre nouvelle chérie, en mangeant dans votre assiette, en vous tripotant la cuisse et/ou le lobe de l'oreille, en énumérant avec une sorte de tendresse maternelle tous vos petits travers, en racontant toutes les fois où vous avez partagé le même lit, demandant devant l'intéressée : «Tu m'aimes ? ».

En tant que femme, je sais la valeur d'une amitié féminine.
Mais une véritable amitié avec un homme est tout aussi précieuse et ce, à plus d'un titre :

- il vous donne une opinion masculine sur les nombreuses questions que vous vous posez.
- il se fiche que vous ayez des rides, 3 kilos de trop ou une épilation imparfaite.
- il ne ment pas parce qu'il n'attend rien de vous.
- il ne risque pas de remplacer votre amitié par celle d'une fille de 25 ans puisque c'est votre personnalité qu'il apprécie.
- il est l'idéal compagnon d'une sortie ciné et l'interlocuteur compréhensif de vos états d'âme, doutes, incertitudes...
- avec lui, vous pouvez être (très) bavarde, chanter faux, ne pas avoir songé au repas, rater une plaisanterie, renverser un verre, être (très) en retard, porter un vieux jean et pleurer.
- le jour où il trouve l'âme soeur, comme il a un bon goût, vous gagnez certainement une nouvelle amie.

Avec une pensée pour Olivier et Eric, nos moments partagés, nos confidences échangées, votre présence dans ma vie et votre patience infinie...

# Posté le jeudi 09 avril 2009 18:35

Modifié le jeudi 09 avril 2009 18:49

Se rencontrer "sur" Internet...

La plupart des sites de rencontre sont payants et usent de pratiques dont l'honnêteté et l'éthique semblent absentes (faux nombre de membres, faux profils, faux messages, etc....). Faut-il pour autant voir dans la rencontre sur Internet une arnaque en soi ?
L'idée la plus répandue est que la rencontre sur Internet utilise la misère affective des gens en se faisant de l'argent dessus, en créant de l'espoir et du rêve, en laissant croire que forcément, le (la) prince(sse) charmant(e) se trouve caché(e) au détour d'un clic. Simple et facile : il suffit de glisser sa carte bleue... et j'achète le (la) partenaire de mes rêves ! Un peu trop simpliste et facile...
Evidence socio-économique évidente : nous vivons une époque difficile pour le sentiment amoureux !
Notre mode de vie et de culture crée une forte précarité affective : l'intensification de la pression professionnelle, l'élévation du niveau des études, de la flexibilité, de la mobilité demande un don de soi sans précédent. Et le monde du travail est, dans sa grande majorité, est un monde où les rencontres sont rares.
La pression permanente au bonheur a crée une culture où le bonheur est un droit, voire une obligation : il faut être heureux... et pour être heureux, il faut être deux ! La solitude n'en est donc que plus insupportable et le (la) compagnon (compagne) parfait(e) plus recherché(e) : on ne peut se « contenter » d'un(e) partenaire qui ne remplit pas toutes les cases de son esprit. Et la solitude revient... Ne vaut-il pas mieux vivre seul(e) que mal accompagné(e) ? Mais qu'est-ce qu'être « mal accompagné(e) » ?
Nous vivons dans une société d'insatisfaction permanente, où rien ne dure, où tout est fait pour durer 18 mois (téléphones portables, ordinateurs, baladeurs MP3... mais aussi boulots, couples ?) Le seuil de satisfaction de l'individu par rapport à son existence est donc, logiquement, constamment en hausse. Ne pas le dépasser est la source du mal-être. Et flirter avec ce seuil induit encore plus de doute : je suis bien mais est-ce la panacée ? Ne serais-je pas mieux, ailleurs, autrement... avec quelqu'un(e) d'autre ?
Le sentiment amoureux lui se nourrit de plusieurs choses : de la satisfaction d'un côté, mais aussi de la projection dans l'avenir, de la possibilité que ce moment intense et joyeux présent, là, maintenant, puisse durer dans le temps. Le sentiment amoureux se nourrit d'absolu : l'autre est unique.
La rencontre amoureuse est un temps spécial. C'est un temps de communication, un temps de partage. Par les gestes, le regard, la parole, les mots, les idées. Sur Internet, une nouvelle grammaire se forme, rythmée par les messages sur les chats, MSN, le mèl, les échanges de fichiers, de photos... La rencontre « sur » Internet est fondée sur le dialogue. Il en est d'ailleurs la première base. Quand le dialogue est établi, la rencontre peut fonctionner (je sais de quoi je parle !). Les lieux traditionnels de rencontre (hors travail, université, etc.) ne sont malheureusement pas des lieux propices à ce dialogue, mais plutôt au désir instantané, aux échanges de paroles courts, incisifs et efficaces.
Comment, par exemple, se « rencontrer » dans un bar ou en boite de nuit, là où chacun(e) joue un rôle, où le volume de la musique ne permet guère de se parler, de s'écouter, de s'entendre ? La rencontre amoureuse est donc une immersion dans le monde de l'intime, celui où deux êtres partagent ce qu'ils ont en eux, leur définition, leurs fêlures, leurs blessures, leurs espoirs, leurs envies, leurs désirs. Ce n'est pas une chose légère et en faire un marché, un commerce, est une lourde responsabilité. La rencontre sur Internet obéit à une « rationalisation » de la démarche (critères de choix, de filtres, affinités) qui dépoétise très certainement la situation mais la rend également plus confortable, plus rassurante car chacun(e) peut se livrer à sa mesure, derrière son écran. Il est par ailleurs amusant de constater, que parmi les couples qui se forment, il n'est pas rare, par la suite, qu'ils « repoétisent » leur rencontre, comme pour y donner une légitimité : « le hasard ( !), le destin ( !) était de me connecter ce soir là, à ce site, et de le (la) croiser précisément, lui (elle), pourtant rarement connecté(e), mais qui l'était à ce moment précis et presque immédiatement, une réelle complicité est née entre nous... »
Seconde base de la rencontre amoureuse : la joie. Celle de se découvrir, de se rencontrer. La joie partagée d'être avec cette personne qui nous apporte de la joie. C'est un don de bonheur que deux êtres se font. Cette joie, c'est l'énergie qui fait que deux êtres s'attirent inévitablement, qui fait que les moments passés ensemble sont espérés, attendus, semblent hors du temps. Cette joie est un bien qui ne doit jamais être cassé. Et même si, forcément, les deux se confieront, parleront de leurs blessures à un moment ou un autre, se consoleront aussi, c'est uniquement parce que cette joie les a amenés à s'ouvrir l'un à l'autre. Ils sont en quelque sorte chacun le (la) bienfaiteur (trice) de l'autre.
A partir du moment où la démarche est saine et honnête, où le mensonge est absent et la réalité non enjolivée, ce n'est pas de la misère affective mais bien au contraire un grand don de soi que représente le profil d'un site de rencontre. Il y en a des barrières à dépasser pour s'inscrire sur un site de rencontres, pour se présenter sous son meilleur jour et en même temps donner une image fidèle de celui (celle) que l'on est.
Les sites de rencontre se doivent d'être conscient de leur tâche et de leur limites. Ils ne peuvent garantir l'amour (comme certains le font pourtant) ou même des rencontres. Quelqu'un(e) qui s'inscrit sur un site n'est pas forcément prêt(e) à rencontrer quelqu'un(e), s'ouvrir, se confier, partager, donner de la joie. Les sites de rencontre ne peuvent qu'élargir les horizons, que donner un lieu étrange mais réconfortant de relations, où l'implication est librement choisie.
S'ils peuvent devenir une force (force de suggestion, force de mise en relation), devenir un « ami » fidèle et sympathique qui apporte une certaine sécurité, il existe cependant un effet pervers majeur à ces sites : les catalogues vertigineux de « c½urs libres » séduisent et sécurisent les solitaires. Il y aura toujours quelqu'un(e) de mieux, quelque part, derrière un profil, un clic. Les personnes rencontrées ne sont jamais assez bien, il y aura toujours mieux. A force de promettre le grand amour, l'âme s½ur, la réalité n'existe plus. C'est, à mon sens, le plus grand effet pervers : au lieu de devenir une solution contre la solitude, ces sites confortent certain(e)s dans cette solitude. Si ils (elles) sont seul(e)s, c'est juste qu'il n'y a pas de personnes assez bien pour lui (elle) pour l'instant, mais un jour... un jour... Le suivi des membres est assez révélateur : un homme inscrit depuis deux ans sur un (ou plusieurs) site(s) et usager/consommateur régulier, faisant des rencontres mais restant abonné, est la ligne statistique typique de la personne prise dans cette spirale de solitude. Il s'est trouvé une forme d'équilibre et malgré ses rencontres vit sa « solitude » amoureuse parce qu'il y a ce catalogue infini de femmes.
La rencontre sur Internet n'est pas un mal en soi, mais le symptôme d'un déséquilibre de notre société. C'est ce qui les rend pour certains insupportables : un étalage d'âmes humaines. C'est une réalité à laquelle il faut cependant faire face et qu'il faut améliorer. Ce n'est pas parce que nous sommes sur un navigateur Internet que forcément il ne peut plus y avoir de beauté, de sens, d'honnêteté, de poésie, ces ingrédients qui font qui font la beauté et la grandeur de l'âme humaine. Et parmi tous les ingrédients qui font que l'âme humaine n'est pas que vanité prise dans les affres de la compétition économique, sociale, professionnelle, personnelle mais, au contraire, qu'elle est à l'origine de la solidarité, du partage, de l'équité, de la justice, il y a ce sentiment central : l'amour entre deux êtres.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 19:55

Mauvaises nouvelles

Michel Fourniret est à lui seul une excellente raison de commencer les antidépresseurs. Mais il n'est hélas pas l'unique personnage du feuilleton "Moins belle la vie" que l'on nous présente, chaque jour, comme des informations.
On ne devrait surtout pas regarder les journaux télévisés le matin parce que, même si le soleil s'était mis en tête de briller -ce qui n'a pas l'air d'être inscrit à son programme plus de deux jours de suite- , trois minutes de "Télématin", d'i-Télé, ou de "La Matinale" suffisent à donner envie de se recoucher.

À 13 heures, Jean-Pierre Pernaut, cherche depuis vingt ans à préserver le moral des personnes âgées et notre digestion à tous : il ne faudrait pas que le déjeuner nous reste, avec quelque mauvaise nouvelle, sur l'estomac !

- On commence invariablement et en douceur par la météo : il va continuer à pleuvoir.
- C'est de saison et la pression monte d'un cran avec un reportage sur des triplés qui passent leur bac....Ceux de Nicole Lambert, quinze ans plus tard ?!?
- Vient ensuite une "révolution" (sic). Je m'inquiète un court instant, mais, ouf, aucun mort. En fait, il s'agit des nouvelles plaques minéralogiques ! L'information est servie avec une petite louche de nostalgie puisqu'on apprend que les immatriculations ne comprendront désormais plus les numéros des départements. Dommage, cela nous faisait une sympathique leçon de géographie et une agréable distraction, enfants, de compter les 75, en rentrant à Paris, et les 34 ou les 46, en route vers l 'Hérault ou le Lot... Réjouissances probables, cependant, du côté du 93 : voilà déjà un préjugé effacé !
- Au coeur du journal (au moment du steak, évidemment saignant) l'horreur en pleine face : la mort de sept collégiens écrasés dans leur bus par un train.

Suivent, pêle-mêle, les prix des carburants qui n'en finissent pas de monter, le pouvoir d'achat qui n'en finit pas de baisser, la manifestation des pêcheurs à Bruxelles, les opérations escargot des routiers, la mère assassinée, le petit garçon que l'on a essayé de noyer et celui que son beau-père a réussi à tuer (quel soulagement doivent éprouver les célibataires sans enfant pendant que les parents sont rongés d'angoisse devant leur télévision...)

Quant à la sacro-sainte grande messe du 20 heures, à un ou deux détails près, on prend les mêmes... et on recommence.

Il est bientôt 21 heures et je décide de positiver, coûte que coûte.
Aujourd'hui, mon appartement n'a pas été dévasté par une tempête, mon balcon n'a pas été pollué par les fuites d'une raffinerie de fioul, je n'ai pas été empoisonnée par des médicaments clandestins, je ne suis pas morte en Irak comme 4090 soldats américains, ma voiture n'a pas été brûlée, je n'ai pas été agressée dans le métro et je ne suis pas séparée de mes enfants, comme Ingrid Bétancourt, depuis plus de six ans.

Franchement, j'ai beaucoup de chance... et comme le chantait Stefan Eicher "plus rien ne me surprend sur la nature humaine et je prends mon café en riant"

# Posté le mercredi 11 juin 2008 14:49